ACTU DES ATELIERS

RÉSIDENCE DE PRINTEMPS

OUVERTURE DES ATELIERS LE MERCREDI 8 JUIN A 18h00

Les artistes en résidence présenteront le travail en cours au public. Moment privilégié, à ne pas rater !!

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Plus d’informations : 05 65 22 81 70

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La 26e session de résidence sera conduite pour le deuxième année consécutive par Caroline Bissière et Jean-Paul Blanchet (CAC Meymac)

« Prolongeant la thématique choisie pour résidence 2015, sur la mise en scène de l’espace public comme lieux de commémoration, de jeux, de socialisation ou d’échange, les cinq artistes retenus pour la session 2016 s’interrogeront prioritairement sur l’architecture et l’urbanisme qui matérialisent dans l’espace et ici dans le village des Arques, cette communauté humaine, leurs dynamiques, leurs manques et leurs pertes. Ce qui conduit naturellement à en questionner l’histoire.

Giulia  Andreani
Un travail de mémoire qui procède à partir d’images, le plus souvent photographiques, publiques ou privées, considérées comme autant de témoignages de ce qui a été. Giulia Andreani les réactive sur la toile pour les inscrire dans une durée moins fragile et plus sensible  de la peinture. Elle peint aussi bien les puissants que les sans-grades, les obscurs, les effacés, avec une attention particulière pour les femmes.  L’image peinte, sans épaisseur,  dans un camaïeu à partir du gris de Payne, semble flotter à la surface du tableau qu’elle occupe rarement dans sa totalité comme si elle était l’impression d’un souvenir ou d’un fantôme.

David Coste
Par le dessin, la photographie, l’installation,  David Coste installe, selon des procédés qui
s’apparentent au collage, dans un réel  détourné qu’il fictionnalise, des espaces s’inspirant des décors de cinéma, empruntant à l’architecture sans qualité qui fait l’ordinaire des villes, jouant parfois du concept de réalité augmentée ou projetant des utopies. Cette dernière dimension est le propre de ses dessins où s’échafaudent des éléments d’environnement, associant dans un équilibre fragile, le construit et sa dislocation, le creusé et le plein, pour constituer des univers de la taille d’une colline ou d’une île.

Séverine Hubard
Cette artiste constructeur, sans atelier fixe, développe au moyen de la vidéo, de la performance ou du volume, une réflexion sur l’espace, en particulier l’espace urbain au niveau des interactions qui se produisent entre la ville et sa population. Les matériaux (souvent récupérés) qu‘elle travaille de manière apparemment bricolée en sont issus ou s’y réfèrent.
Mêlant poésie et humour, ses travaux éphémères  questionnent la  mémoire (d’un lieu, d’un bâtiment, d’une communauté).  Le public concerné est pour cette raison souvent associé à leurs réalisations.  « J’aime créer des images d’idées à même de nourrir l’imaginaire des gens » dit Séverine Hubard.

Laurent Kropf
Partant en général du lieu,  le travail de Laurent Kropf est conçu comme un système d’indices qui permettent au regardeur de comprendre l’endroit où il se trouve. L’œuvre agit comme un révélateur ou un condensateur de ce qui s’y passe. La proposition artistique, soucieuse de sa beauté formelle, est orientée vers le lieu par  une fonction transitive, plutôt que centrée sur l’installation elle même. La dimension narrative est au cœur de son travail, tissant des liens entre le lieu de son inscription qu‘elle révèle par une histoire fictive ou réelle, enrichie de références historiques et culturelles.

Jérémy Laffon
Jérémy Laffon un observateur actif et désabusé de l’entropie généralisé qui nous menace. Son travail adepte du minuscule, du dérisoire, est une métaphore de l’activité artistique comme vanité, l’expression possible d’un doute sur la permanence de l’œuvre artistique et plus largement sur la solidité des entreprises humaines, nécessaires dans leurs principes, souvent vaines par leur obstination à tenter l’impossible. Sa démarche, oscillant entre élaboration patiente et destruction programmée, est un aveu joué de l’impuissance de l’artiste face au dispositif qu’il a mis en œuvre.  Absurdité et démesure, répétition obsessionnelle et prise de risque, dilettantisme et effort s’y côtoient.