L’ÉQUIPE DE LA START-UP

La Start-Up est une entité artistique et promotionnelle éphémère dédiée à la présentation, la promotion et la diffusion du travail des artistes visuels participants à la 24e sessions de résidence des Ateliers des Arques

Andrew Birk, né en 1985 à Portland, Oregon, USA, vit à Mexico

Debora Delmar, née en 1986 à Mexico, Mexique, où elle réside actuellement

Andrew et Debora se sont rencontrés à New York il y a quelques années, mais ont décidé de s’installer en 2011 dans la ville de Mexico, dont Debora est originaire, dans le but d’améliorer leurs conditions de travail et de visibilité. Ils ont chacun leurs pratiques respectives – Andrew est principalement peintre et réalise des pièces sonores, et Debora pratique l’installation – mais les deux artistes questionnent dans leur travail les aller-retours incessants que l’art d’aujourd’hui effectue entre espace réel et virtuel, ainsi que la relation, qu’elle soit culturelle, stratégique ou conceptuelle, entre le centre et la périphérie. Ils sont aussi des participants actifs de la scène Mexicaine émergent, agissant souvent comme curateurs notamment au sein de leur appartement du quartier de la San Rafael comme espace d’exposition sous le nom de NO SPACE. On a pu voir (ou écouter) leur travail à Mexico, Dallas, New York, Los Angeles, Berlin ou Rotterdam, mais il s’agit de leur première participation à un événement en personne en Europe.

Matthieu Laurette, né en 1970 à Villeneuve Saint Georges

Un des premiers artistes français à se définir comme « multimédia » dans les années 90, Matthieu Laurette utilise les stéréotypes, modèles et processus issus du monde des médias, de l’information et plus largement de la « société du spectacle » à la fois comme contenu et forme de son travail. Son travail questionne directement les liens entre art et vie, depuis les premières œuvres télévisuelles, aux dispositifs organisant des équivalences complexes entre circuits de production artistique et économie de marché, aux dernières œuvres tendent à réincorporer la figure de l’artiste à travers une marchandisation progressive de sa personne, dans une démarche se revendiquant ouvertement de l’art conceptuel et de son arsenal bureaucratique de contrats, de certificats et de protocoles. Utilisant depuis 20 ans la dématérialisation comme stratégie principale, Laurette agit dans la Start-Up comme un agent disséminant des informations sur le projet et son processus à son propre réseau de « followers ».

Kara Uzelman, née en 1978 à Vancouver, Canada, vit et travaille à Nokomis, Canada

Kara Uzelman pratique la sculpture et l’installation, souvent en lien avec des recherches in situ, en milieu urbain mais aussi rural. Elle a la particularité de s’être installée il y a trois ans à Nokomis, une toute petite ville située au cœur de la Colombie britannique au Canada, articulant ainsi carrière globale et résidence d’une extrême ruralité. Elle étudie dans son travail les liens entre objets et archéologie, dans une réflexion sur le devenir des civilisations. Elle est invitée à participer à la Start-Up en raison de sa connaissance de ce genre de contextes et de leur articulation au monde de l’art international.

Mathis Collins, né en 1986 à Paris, vit à Marseille

Yann Gerstberger, né en 1983 à Cagnes sur Mer, vit entre Paris et Mexico

Renaud Jerez, né en 1982 à Narbonne, vit à Berlin

Ces trois sculpteurs utiliseront les Ateliers des Arques pour pousser leur pratique sculpturale, vidéo et multimédia dans la direction la plus expérimentale possible. L’idée est d’utiliser les Arques dans le sens initialement pensé à sa création en 1988, à savoir une retraite où penser, tester, et possiblement réussir ou échouer dans la création de nouvelles formes dans un environnement calme, loin de l’activité frénétique de la vie quotidienne mouvementée des artistes. Interessé par la robotique (Jerez), l’exotisme (Gerstberger), le folk (Collins), ils produiront chacun une nouvelle œuvre qui sera présentée dans l’exposition d’été.

Dorothée Dupuis, née en 1980 à Paris, où elle vit actuellement

Dorothée Dupuis est commissaire d’exposition, auteure et éditrice. Formée au Centre Pompidou, cofondatrice de l’association le Commissariat à Paris en 2006, elle fut directrice de Triangle France à Marseille de 2007 à 2012. Féministe convaincue, passionnée par un art critique des représentations contemporaines, elle est codirectrice du magazine Petunia et est actuellement basée entre la France et la ville de Mexico. Ses récents projets incluent notamment “Dewar et Gicquel” au Centre Pompidou, “Interior 301” à la Galerie Alain Gutharc dans le cadre du programme Nouvelles Vagues du Palais de Tokyo, ainsi que “Pro-Choice” à la Kunsthalle Fribourg en Suisse et “Momentum…” à la Galerie PSM à Berlin avec Petunia. Elle est la fondatrice de Terremoto.mx, un blog sur l’actualité artistique dans la région étendue d’Amérique centre/nord, et contribue régulièrement à des publications spécialisées comme récemment Spike (Autriche), Kaleidoscope (Berlin/Italie) et Art Review (Londres)

La Start-up

Une proposition de Dorothée Dupuis, commissaire d’exposition indépendante, auteure et éditrice.

Avec : Andrew Birk, Mathis Collins, Debora Delmar Corp, Yann Gerstberger, Renaud Jerez, Matthieu Laurette et Kara Uzelman

« Une Start­-up est une entreprise à haute valeur technologique ajoutée, à la structure légère, réduite, flexible : ce modèle d’entreprise symbolise ces dernières années le graal de la réussite entrepreneuriale (pour ceux qui la montent) et capitalistique (pour ceux qui y investissent). Autre aspect remarquable, la Start-­up est souvent géographiquement ancrée dans un territoire dont la localisation même n’a aucune incidence sur l’activité de l’entreprise, grâce aux nouveaux moyens de communication, Internet en tête. Seule l’attractivité du territoire en termes de qualité de vie a une influence sur la Start-­up, en ce qu’elle influence sa capacité à recruter les talents les plus exigeants par la promesse de concilier harmonieusement vie privée et vie professionnelle.

La Start­-up que nous créons le temps de la résidence des Arques, bien que fictive (la compagnie n’a pas d’existence légale) est une “entreprise” réelle, dans le sens littéral d’entreprendre quelque chose. La figure de l’entrepreneur est alors pensée comme le double fonctionnel de celle de l’artiste contemporain, pris entre la flexibilité liée à son autonomie et les contraintes multiples qu’implique un environnement extrêmement concurrentiel. Analogie ultime de la confusion temps de travail/temps de vie, la Start­up relève autant du think tank artistique global que de la TPE familiale, et tente d’interagir avec le territoire selon les nouvelles perspectives proposées – imposées ? – au monde rural sous l’angle particulier de la révolution numérique. Les rapports à l’espace et au temps, au loisir et au travail, à la sphère intime et publique, à l’efficacité et à la visibilité, au centre et à la périphérie sont ainsi des axes d’action et de réflexion privilégiés de la Start­-up. »

Dorothée Dupuis

Plus d’informations sur les artistes en cliquant ICI !

Presse

« Voir l’art du fond des cavités » – 08/14 – J.M De Sauverzac – Voir

« Le showroom de la Start-Up » 07/2014 – La Dépêche – voir

« La Start-Up se lance » – 07/14 – La Dépêche - voir

 » Une Start-Up en résidence aux Ateliers  » 05/14 – La Dépêche  – voir

PHOTOS :