Collège Robinson

Une proposition de Cécilia Becanovic, Galerie Marcelle Alix

Avec : Simon Boudvin, Guillaume Constantin, Jochen Dehn, Charlie Jeffery, Gyan Panchal, Julien Prévieux, Ernesto Sartori et Virginie Yassef

Aux arpenteurs de l’exposition et amateurs de la vie dans les bois

Comme chaque année, la résidence des Ateliers des Arques réalise la délicate promesse qui consiste à penser l’aboutissement d’un projet de recherche à travers la forme de l’exposition (ou l’exposition comme la mise en lumière des ressorts souvent opaques de la production artistique). Que montre-t-on ? Sans doute ce qui est le plus associé à la vie et au caractère exploratoire de la résidence: des résultats, des formes, des objets suffisamment précis et articulés pour être partagés avec tous les curieux..

Après le temps de l’exploration qui va de paire avec la perte de repères temporels, celui de l’analyse et de la sédimentation des idées, de l’innovation et du recyclage, et celui tout aussi important du doute, du tâtonnement, du ratage, vient le moment de restituer une partie des protocoles d’expériences à l’œuvre pendant ces trois mois d’immersion régulière, au sein du village des Arques et de ses environs.

Les huit artistes et moi-même (commissaire de l’exposition) avons souhaité être attentifs aux enchaînements des actes et à leurs effets, pour mettre en avant et, d’une certaine manière, démystifier les grandes tentations que sont: la conquête, un bonheur simple près de la nature, le fantasme de maîtrise, l’obsession du nouveau ou encore le désir de méthode et de discipline.

N’oublions pas que j’avais donné comme point de départ le récit des aventures « étranges et surprenantes » de Robinson Crusoé de Defoe, et que par conséquent, tous les artistes ont travaillé avec à l’esprit cette trame, les conduisant naturellement vers des pratiques très manuelles (bien plus qu’à l’ordinaire). Cette prédominance de la main, associée à l’appropriation de matériaux en partie disponibles sur le sol des Arques a largement contribué à l’apparition de formes portant en elles quelque chose d’archaïque.

Ce regard de « primitif » est sans aucun doute conditionné par l’omniprésence des cavités souterraines dans tout le paysage. Entre les grottes, les puits et les anciennes mines désaffectées, on ne saurait ignorer les interactions reliant les événements qui se déroulent sous la terre à ceux visibles à la surface. Cécilia Becanovic

PRESSE :

Vernissage des Ateliers des Arques – La Dépêche – 07/10 - Voir

Cécilia Becanovic a initié l’idée du Collège Robinson – La Dépêche – 07/10 – Voir

L’art contemporain c’est l’art en devenir – La Dépêche – 04/10 – Voir

Petit tour de table des 8 nouveaux résidents – La Dépêche – 03/10 - Voir